Écrit par DocteurG

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Une simple analyse étymologique nous permet de décoder ce terme abscons: Le pyropygisme, de pyro, le feu (en sumérien ancien) et de pyge le posternum (comme en dit en latin de cuisine), est la faculté de mettre le feu au cul ou de l'avoir c'est selon.
Mais si on entend souvent dire "elle/il a le feu au cul" on ne sait que très rarement d'où vient cette combustion spontanée du derche.

Alors abandonnons le domaine de l’étymologie pour nous pencher sur celui de la biologie...
La hausse de la température dans le cul induit une sorte de fièvre qui fait perdre la raison au cul. De ce fait l'individu touché par le pyropygisme perd le contrôle de sa personne.

Essentiellement les symptômes sont les suivants:
- diminution des inhibitions sociales liée à une baisse du niveau de vigilance du cerveau, en effet le séant accueille pendant son inflammation l'essentielle irrigation en sang du corps. Du coup le cerveau est déprimé en nutriments et oxygène (et oui l'oxygène est préférentiellement brûlé par la combustion sise dans la région culière, vous vous en doutiez) (Cela s'approche du phénomène de "fesses rouges" observé chez le babouin et qui nous rend complètement bonobo). De ce fait, l'encéphale panique, perd pied et il s'ensuit une sorte d'hébétude excitée, une attirance incontrôlable et irrationnelle pour des inconnu-e-s dans la rue, ainsi qu'une propension à sentir son intelligence se déplacer du crâne vers les fesses.
- érotisation des perceptions: tout devient support à l’excitation même les choses les plus anodines: "Oh ce plot est si lascif… et suggestif !", "Pour le repas je t'ai préparé de la raie à la sauce blanche.", "on organisera une tournante dans la voiture pour ne pas perdre de temps pendant le trajet à faire des pauses sans cesse"... Bien sur ces exemples sont pléthore et je ne m'étendrai pas plus sur le sujet.

Donc le pyropygisme étouffe la cervelle, c'est physiologique.
Dès lors il parait évident qu'une foule de comportements divers et absurdes et irrationnels s'ensuivent (sic) du pyropygisme. Je vous propose d'en aborder quelques exemples.

Des gens font feu au cul de tout bois, passant dans leur brasier érotique des dizaines d'amants ou maîtresses qui en ressortent consumés. Ces personnes sont en général tout feu au cul tout flamme et brûlent la chandelle par les deux bouts, si vous m'autorisez cette image hardie. De manière courante la sexualité de ces gens est un véritable feu au cul d'artifice. Ces individus doivent impérativement penser à se protéger, la multiplication des partenaires fait que l'on croise de drôles de maladies qui parfois font que le pyropygisme ne fait pas long feu au cul.
D'autres ont le feu au cul sacré et ne peuvent le vivre que dans la religion. Par exemple feu au cul mon grand père voyait du vice partout et souhaitait purifier la société par le feu au cul. Mais j'en mettrais ma main au feu au cul, mon grand père, comme beaucoup de bigots, était doublé d'un vache d'hypocrite qui rêvait secrètement de vivre sa pyropygie de manière épanouie alors que la sienne a fait long feu au cul. Soit une demi braise (d'ailleurs vous ai-je déjà parlé de regard de baise?) sur laquelle on pourrait à peine rôtir quatre châtaignes, comme chantait un de mes poètes favoris.

Mais nous abordons le thème de la gastronomie qui m'est cher: en cuisine aussi le pyropygisme a son importance. Les meilleurs chefs sont ceux qui savent s'organiser pour affronter le coup de feu au cul à l'arrivée des clients, afin d'éviter les incendies du postérieurs des convives (les risques liés à ceux ci ne sont pas couverts par la plupart des contrats d'assurance) ils ne versent jamais d’huile sur le feu au cul et se tiennent solidement aux queues des casseroles, fouettent leur crème dans des culs de poules, manient la branlette pour décorer les assiettes et ainsi passent pour des gens très froids car ils ne laissent pas percevoir leur pyropygie. Les clients n'y voient que du feu au cul, sauf quand les chefs s'oublient sur le piment alors il arrive aux clients d'avoir la bouche en feu au cul.
N'allons pas croire que le pyropygisme est une invention moderne de notre société décadente. Des peintures rupestres (en particulier celle du fond du puits de Lascaux) établissent très clairement l'existence du pyropygisme au néolithique. Ces témoignages indirects recueillis par les travaux des excellents archéologues ont permis de montrer qu'il y avait eu une guerre du feu au cul. Les tribus rivales s'affrontaient pour posséder le plus gros feu au cul, n'hésitant pas à aller le voler dans les tribus voisines. Certaines, attisant la convoitise de plusieurs groupes, se trouvaient prises entre deux feux au cul, lors des affrontement de nombreux Homo S.S. cassaient leur pipe. Il n'y a pas de fumée sans feu au cul (mais la pipe fait elle de la fumée?), ces gens devaient l'avoir cherché d'une manière ou d'une autre et on ne joue pas avec le feu au cul quand on a peur de se brûler.

Après cet exposé quasi exhaustif du pyropygisme et de ses effets j'aimerais conclure mon intervention en donnant une méthode efficace d'allumer le feu au cul de quiconque possédant un cul: votre belle-mère, le boucher, le chien du voisin. La friction: à la manière du bois sec et de l'amadou, plus on frotte un cul plus il s'enflamme. Ainsi vous voulez foutre le feu à un cul, il vous faut l'amadouer et le frotter d'un bâton bien rigide. Si cela ne marche pas il y a fort à parier que la gifle que vous recevrez vous mettra le feu aux joues...

Dans mon prochain laïus je traiterai du thème suivant: "vivre heureux quand on a une face de cul".