Écrit par Trollux

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Bonjour.

Aujourd’hui nous verrons un sujet passionnant étudié il y a peu par notre département d’oxymorique : La police d’Amsterdam et sa discipline

Où trouver le sujet de notre étude ?
Amsterdam est assez facile à trouver. Pour nos amis belges, foncez dans la gare SNCB la plus proche, achetez-y un ticket « B-Excursions : Amsterdam » et montez dans un train. Quand on vous dit de descendre, obtempérez et regardez autour de vous. Si vous voyez un panneau « Amsterdam Centraal », sortez de la gare, et marchez tout droit. Quand ça sent la grillade et les filles faciles, vous êtes arrivés à destination. Si vous ne voyez pas ce panneau, remontez dans un train et espérez, normalement vous arriverez un jour.
Pour nos amis français, prenez votre voiture direction la Belgique, et continuez tout droit. Quand ça sent la grillade et les filles faciles, vous êtes arrivés à destination.

Description de son milieu
Amsterdam est la capitale historique et culturelle d’un pays essentiellement peuplé d’agriculteurs. (1) Pour écouler leur production ces agriculteurs ont développé un centre touristique, remplis de musées et de magasins en tout genre. (2)
Parmi tous ces établissements, deux types de pièges à touristes peuvent être repérés.
Les coffees-shops * : Dans ces établissements, vous entrez, demandez un truc au nom anglais au comptoir, et montez à l’étage faire un barbecue. (4) Selon ce que nous avons entendu dire, les clients y consommeraient de la drogue, bien qu’aucun fait tangible n’étaye cette hypothèse.
*Les bars de détente
: Ici, le client entre, parle un peu et puis subit une torture ignoble qui le fait souvent hurler. (5) Toujours selon la rumeur, les clients s’adonneraient ici à des actes sexuels, mais je vous assure que les cris entendus n’avaient rien à voir avec la simple pérennité de l’espèce.
La popularité de ces endroits a apporté énormément de changements dans la ville ; Une foule de touristes aux yeux rouges s’y promènent. Les magasins de souvenirs font tous l’éloge de la drogue légale et du sexe vénal. Et des deux établissement, plus fréquentés que les musées, des tas de gens ressortent le sourire aux lèvres et l’air hagard.
Un sage homme a d’ailleurs déclaré : « Amsterdam ? Une ville de putes et de camés, pire que la fête de l’Huma ! »… Vous le voyez, la ville a bien changé depuis qu’un belge postillonneur chantait les marins qui boivent et qui boivent, et qui reboivent encore du port d’Amsterdam. (6)

Présentation du sujet
Dans cette ville de putes et de camés, il fallait bien un service d’ordre. Une bande d’idiots suicidaires aimant les combats perdus d’avances. Des mecs aussi motivés qu’un puceau lors d’un slow, et aussi tenaces qu’un Samuel Vimaire.
Et bien… Ya rien de tout ça !
Le seul service d’ordre de la ville est un commissariat de police tout ce qu’il y a de plus normal. Avec des agents normaux, des inspecteurs normaux, et un chef normal.
Comment survivre donc ? Comment ne pas sombrer dans la folie ?
Voila les questions auxquelles je tenterai de répondre. Tout ce qui précède n’était qu’une stupide introduction plus qu’inutile et passablement pénible. (8)

De la méthode
Pour enquêter sur la police d’Amsterdam, notre méthode aura été simple mais efficace : Analyser les déjections pour savoir comment l’animal se comporte.
N’imaginez pas notre équipe fouillant dans les poubelles ou dans les fosses sceptiques. Nous sommes des scientifiques après tout ! En guise de déjection, nous avons une des communications émises par le commissariat et destinés aux touristes. Ce texte est publié par la police du District et se trouve dans un fascicule sobrement intitulé : Visitors Guide, Amsterdam 2008

Résultats
Après analyse, ce texte nous a montré que les policiers Amsterdamois (9) avaient développé une discipline drastique en réaction au milieu auquel ils sont confrontés. Aucun excès n’est toléré, leur sévérité est incroyable…
Pour éclairer notre conclusion, voici plusieurs extraits du fameux fascicule, à la section « Police and Safety ». (10)
Dans une ville remplie de bars, et de magasins d’alcool, il fallait préciser le comportement attendu. « Trop d’alcool cause souvent des comportements irresponsables et enfantins, comme se mettre nu en public, et sauter dans les canaux. Les gens du coin n’aiment pas ça, ne le faites pas. » Et puis, être saoul ça n’apporte que des problèmes : « Tu peux être la cible facile des pickpockets et des braqueurs, ou pire : tu peux tomber sur nous ! »
Bien sur, quand on est saouls et qu’on est vraiment des gros cochons, on peut aussi uriner en public. Pour la police, ça mérite une section complète dont voici un extrait : « Une sale habitude, toujours commise par des hommes. » Et là, je m’insurge. En plus d’être sévère, la police d’Amsterdam serait-elle aussi sexiste ?! Si ils pensent que les femmes ne pissent jamais en public, j’ai bien une ou deux amies à leur présenter !
Passons aux prostituées… Et là, je crois qu’on est dans le meilleur morceau : « Si tu rends visite à une des femmes, on veut te prévenir : C’est pas toutes des femmes ! » Merde, s’ils nous préviennent où passe la joie du client qui déshabille sa femme du soir, et qui se demande ce que sa culotte va bien pouvoir cacher, comme un enfant qui ouvre un œuf Kinder ?! « Si tu as des problèmes avec une femme ou un mac, n’hésite pas à venir nous voir. On sait pourquoi t’es là, et, crois moi, tu auras du mal à nous surprendre ! »
Quant aux drogues, après nous avoir expliqué que c’est mal et que c’est illégal il nous préviennent quand même que « c’est pas toujours de la drogue, parfois de la poudre à lessiver, du sucre, de la mort au rats, ou encore des tablettes de vitamine C… » et que si on est malade parce qu’on en a trop pris, il faut boire de l’eau et du sucre… Faut pas non plus en prendre près des gens, tout le monde n’aime pas l’odeur des joints.

Oui, bon.
Peut-être est-ce ma tisane, ou la fatigue, mais franchement, ils sont pas si sévères que ça les policiers là-bas…

Conclusion
Selon mon grand-père, c’est bien de savoir parler des heures, mais faut savoir conclure… Bien que je pense qu’il parlait d’un tout autre sujet… Soit. J’ai pas envie de conclure !
Alors, pour faire comme si, je vous renvoie vers « La fille du coupeur de joint » d’H.F. Thiéfiaine qui parle à peu près du même sujet, et que vous trouverez facilement dans toutes vos bonnes playlists.

(1) Tulipes et ganja, principalement.
(2) Par exemple, sur une rue de 5 kilomètres, vous pourrez trouver 5 Mac Donalds, 3 Burger King, 4 H et M, 5 C et A, 9 magasins de téléphonie mobile, 17 magasins de chaussures, et 28 magasins de souvenirs. (3)
(3) Tous ces chiffres sont rigoureusement authentiques.
(4) Afin de ne pas perturber la faune locale, nos scientifiques sont restés à l’extérieur, en observation non-participante. Ils sont formels, on peut entendre les clients commander des trucs au nom anglais au comptoir, et sentir l’odeur des barbecues qu’ils font à l’étage. Le seul observateur que nous avons envoyé explorer l’endroit incognito nous a tenu un babil incompréhensible dans lequel « Hihihihihi » tenait une grande place.
(5) Afin de ne pas perturber la faune locale, nos scientifiques sont , ici aussi, restés à l’extérieur, en observation non-participante. Ils sont formels, on peut entendre les clients parler un peu et surtout crier beaucoup. Le seul observateur que nous avons envoyé explorer l’endroit incognito nous a tenu un babil incompréhensible dans lequel « Mmmmmmmh ? » tenait une grande place.
(6) « Dans le port d’Amsterdam, ya des crétins qui fument, et qui fument, et qui refument encore ! » serait plus d’actualité. (7)
(7) Vous m’excuserez pour la note (6), je n’ai vraiment pas résisté !
(8) Vous m’excuserez aussi pour mon emportement lors de la rédaction des phrases précédentes.
(9) Amsterdamais, Amsterdamiens, Amsterdamenkusch, …
(10) Note de l’auteur : Ce seul texte justifie l’écriture de cette propa, j’ai hésité à vous le taper comme ça, mais on peut pas copier-coller… Dommage, il vaut de l’or et mérite une propa à lui tout seul. Et en plus, ça vous aurait évité de subir cette immonde propa et tout mon barratin… La partie amusante arrive maintenant, donc.