Cacopédia

Blog regroupant des textes utilisant le principe développé par Umberto Eco : la cacopédie ou l'encyclopédie du non savoir.

13 avril 2009

Histoire de la peinture sur l’Ile de Pâques.

Écrit par Sayyadina

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La particularité d’une île est l’isolement y compris culturel.

Pendant longtemps on a associé ce lieu à ses gigantesques statues, les Moaï.
Une fois que l’homme moderne a constaté son énormissime erreur, les critiques d’art ont pu se pencher sur la production importante, tant au point de vue du nombre et par sa qualité : l’art pictural de l’Ile de Pâques.

Autant les sculptures sont très grandes, autant les peintures sont microscopiques, c’est d’ailleurs si vous m’accordez cette parenthèse, la raison pour laquelle l’humanité est passée à côté de l’immense talent des habitants de l’île.

Aujourd’hui, grâce à la technologie haute définition les humains peuvent admirer les œuvres d’arts picturales.
Munissons-nous d’une loupe à verres grossissants 42 fois, pour continuer la lecture de cet exposé.

Comme dans tout mouvement artistique, nous pouvons séparer l’art de l’île de Pâques en deux périodes.
La période dite jaune et la période dite blanche.

La période jaune :

Son nom provient uniquement du support utilisé par les peintres. L’œuf de poule.
Historiquement cela s’explique très bien, ce n’est qu’au cours du temps où la vue adaptée aux petites choses permettra à la population de progresser dans leur recherche du minuscule et d’évoluer vers d’autres supports, comme nous le verrons plus tard.

L’œuf de poule se caractérise par une coquille jaunâtre, d’où le nom de « période jaune » donnée aux premières œuvres picturales de l’île.
Le principe est simple, il suffit avec d’un pinceau de peindre la coquille sans la percer.
Dans un premier temps, vers 4200 ans avant JC, la style était plutôt rococo (du nom du célèbre coq coco) avec des créations sans grande originalité mais très appréciées de leur temps.

La plus célèbre représentation est le « autant faberger que Regerber ». L’artiste avec subtilité peint avec son sang et autres excréments de magnifiques volutes et plumes de coq.

Ce style sera utilisé pendant de nombreux millénaires, il faut attendre 420 avant JC pour voir apparaitre un nouvel élan de renouveau dans la technique de fabrication des pigments servant à peindre que dans la façon de peindre.

Cette période donne naissance à un art plus géométrique, tout en gardant un style très lourd et détaillé.

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Mais on commence aussi à voir apparaitre le style floral très coloré qui fera la renommée de la deuxième période.

La période blanche :

Première révolution : le support.
Les habitants connaissent un développement important de la rétine, qui leur permet de voir plus loin. Cette propriété particulière les conduit à utiliser un nouveau support à leurs créations. L’œuf de caille qui se distingue par sa petite taille et par sa couleur blanche, d’où le nom de période blanche.

Deuxième révolution : la technique
Elle évolue aussi très vite et se dédouane des formes d’art classiques, osant sans cesse des nouveautés dans les formes ou les couleurs.

Dès 42 avant JC, on voit apparaitre un décor floral mais beaucoup plus stylisé.

Ce n’est que le début d’un long affranchissement du style ampoulé de nombreux siècles de classicisme.

Plusieurs types de décor apparaissent :

- le décor en relief. Très stylisé et encore parfois des inspirations florales mais aussi des formes plus abstraites.

Regardez comme ce décor délicat évoque à la perfection une montagne enneigée.

- le décor humanoïde : enfin les hommes apparaissent sur les œufs, sans marcher toutefois dessus, les autres formes restent prépondérantes.

Les émotions sont représentées avec délicatesse et réalisme :

Les maquillages tribaux aussi avec cette magnifique œuvre « Ex Kiss » réalisée sur des œufs de poules en hommages aux ancêtres.

Enfin on ne pourrait pas finir cet exposé sans évoquer aussi les odes à la fécondité que représentent certaines des œuvres les plus récentes (à partir de 42 après JC).

Ces hommes et ces femmes de véritables artistes, continuent encore aujourd’hui à nous épater par leur maîtrise et leurs bons œufs. Quelle belle vision artistique.

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06 avril 2009

Fortune de la langue étrusque au Moyen Âge

Écrit par Croll

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8 Ч Ц Л (1)...

ξ Σ Ξ Γ γ ?

Ψ Ж ∩ ⊕ ≌ Й Ψ Φ ! (2)

Φ ó ๛ ๗ ท ๑ ์ à ธ ษ ด,
š ๓ ๙ี Φ Ψ и п ф ψ ш Λ Γ Σ,
Ω β Ψ. (3)

Ø ñ ð î ù ÷ ã Æ, (4)
¥§ Δ Γ Θ,
Ξ จ Ž,
Ð š,(5)
Ð ¥ Ж Щ λ ζ Ф Ђ,(6)

Ω ∑ њ ‰ Ш Ф. (7)

-------------------------------------------------------------
(1) Au plutôt devrais-je écrire "¨Ξ จ Л"(8)
(2) Ses dires se seraient retournés contre lui un jour à ce qu'il parait. (20)
(3) C'est cela qui m'a dégoûté des fruits de mer. (10)
(4) Là est toute la richesse du langage étrusque.
(5) On ne peut être plus concis. (12)
(6) Comme quoi l'important, c'est ce qui compte ! (13)
(7) Conclusion peut-être hâtive mais tellement ressemblante aux nôtres. (14)
(8) Preuve que le langage étrusque est étrange et brusque. (15)
(9) ...attraper un rhume. (21)
(10) Comme quoi "La fourrure ne fait pas l'animal" dixit un moine pickpocket (2)
(11) Ils le portaient même à hauteur des genoux, ils risquaient tous d'... (9)
(12) Ce peuple voulait que tout soit court, d'où leur fameuse invention du short. (11)
(13) Les comptes aussi étaient importants.
(14) Paradoxalement au fait que la conclusion arrive après l'introduction et le corps du texte.
(15) Comme quand on mange des mollusques (3) (16)
(16) Comme un mélange qui offusque (17)
(17) Ou un ange qu'on débusque. (18)
(18) Ils sont rares les mots en "usque" ! (19)
(19) Faut faire du sport pour travailler ses musques. (42)
(20) Qui sème le vent peut ... (9)
(21) D’où l’importance de mettre son short à la taille.
(42) Toi aussi, montre que t'es malin et trouve des mots en "usque".

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10 mars 2009

L'urbanistique tsigane.

Écrit par lulli

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L’urbanisme, c’est l’étude des villes et l'organisation spatiale de rassemblement humain, en somme. Aujourd’hui, le sujet qui m’inquiète, est celui de l’urbanistique tzigane, belle de par sa conception même, en péril de par sa précarité.

Je me permets un bref historique sur l’histoire de l’urbanisme de ce peuple nomade. Il est important de bien cerner ce sujet qui reste fort complexe et laisse songeurs nos meilleurs experts. J’ai toutefois, pour vous, dégoté une personne capable d’en parler avec amour et plaisir, Mme Irma Lagrange.

« Mme Lagrange, vous vous passionnez pour ce peuple nomade depuis bien longtemps et c’est pourquoi aujourd’hui nous venons vous poser une question sur…
- C’est un peuple merveilleux, ils sont chaleureux et accueillants, leur maison de peu est toujours ouverte au vent et à la pluie, il m’y ont reçue telle une reine, comment l’oublier ?
-effectivement, cela a dû être fort comme expérience nous voudrions parler de…
-fort n’est pas le juste terme, c’était absolument inconcevable, merveilleux, à en pleurer Monsieur, à en pleurer…
-Si nous en venions à notre sujet sur…
-oui, parlons donc de leur misère, inconcevable dans nos pays de les laisser vagabonder livrés à eux mêmes et sans ressource ! une honte !!
-Madame Lagrange, parlez moi de l’urbain je vous prie !
-l’urbain est le seul lieu qui peut les accueillir un peu en retrait sur des terrains vagues, cela m'est intolérable comme pensée, ces femmes sans eau courante, ces hommes sans toit ! »

Après une bonne heure de discussion peu fructueuse on en arrivait à croire qu’Irma n'y connaissait rien quand soudain, une lueur dans son regard vitreux de boule de cristal dépolie…

« Ce peuple a une façon de concevoir ses villes absolument révolutionnaire, mais ça tout le monde le sait ça ne sert à rien de s’appesantir n’est-ce pas Monsieur ?
-Madame, je vous en prie, approfondissez donc vos idées sur ce sujet !
-si vous insistez, c’est fort simple. »

Le reste de son discours sera résumé, une fois lancée impossible de l’interrompre ou de la faire dévier, l’urbanisme tzigane c’était sa passion, son unique espoir et ses pires cauchemars quant à l’avenir d’une si belle construction.

Son constat est dans la durée. Effectivement, l’urbanisme sans durée n’a pas lieu d’être. Irma nous parle de durée courte durant laquelle ces gens du voyage passent par tous les stades de la création d’une ville avant d’en être chassés (pour diverses raisons pouvant aller – dans nos pays – de la gêne olfactive à –chez eux – leur besoin inné et étrange, « un brin bestial » selon Irma, de se mouvoir).

Ainsi, quand une troupe de nomades arrive dans un lieu plus ou moins vierge, il n’a… pour ainsi dire, quasiment rien. Une roulotte pour les riches, une tente percée pour les autres, deux trois fringues décrépies et des gamins aux mamelles. Ça chante, ça piaille, ça rit, ça chiale, ça vie et ça meurt.

Bon, on est dans la phase une du processus même d’urbanisation, l’anarchie des favelas en sommes… Il n’y a ni rue ni passage, ça ressemble à un empilement… de tissus et de matériaux hétéroclites. « C’est très joli, mais faut pas être frileux ».

Une fois les gens installés pour un temps incertain, ils commencent à tenter de gagner de quoi manger (non, je n’entrerai pas dans les polémiques plus où moins racistes dont m’a fait part notre amie Irma comme quoi les hommes prostitueraient toutes les femmes et qu’ils seraient tous mendiants, c’est répugnant et si c’est vrai, il vaut mieux l’oublier). Bref, ces braves gens gagner peu mais… un jour ils ont assez pour acheter une nouvelle chemise…

En attendant, la ville éphémère semble s’organiser, c’est la phase seconde ! On voit alors des zones de séchage du linge et zones pour manger, les maisons se distinguent un peu les unes des autres tout en restant imbriquées. « C’est encore plus joli le matin quand le soleil se lève » nous confie Irma toute songeuse. Ensuite, ensuite… Soit ils sont libres et leur urbanisme peut arriver à son paroxysme, soit pas.

Si ils sont libres (et ils devraient toujours l’être), ils repartent… Faisant de leur ville une ville fantôme, souvenir ! en moins de temps qu’il ne faut pour le voir… plus rien mis à part quelques déchets peut-être, quelques traces dans la boue…

En revanche, si ils ne sont pas libres… Ils commencent à construire en dur, à s’installer pour toujours, à se dénomadiser rendant leur urbanisme banal, sans intérêt, laid, odieux et donnant envie de les voir fuir dans la communes voisine.

Irma m’a enfin soufflé :
« si on leur laissait leur liberté de mouvement, ils ne dérangeraient personne passant sans repasser tels des ombres furtives… Mais à force de vouloir qu’ils aient une adresse fixe, on en fait des SDF en dérive, on les force à faire des murs… on dénature leur conception même de la ville, et cela n’est pas acceptable, non, vraiment pas ».

C’est pourquoi j’organise un front de libération des tsiganes : chassons-les de là où on les a parqués et que vive leur urbanisme !

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02 mars 2009

Le coup de glotte dans la fellation danoise

Écrit par Mezcal

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Dans le cadre d’un cycle de conférences à la Sorbonne, je suis allé écouter l’autre soir un philosophe hédoniste assez controversé, le professeur Godfinger, ainsi surnommé pour ses prouesses répétées lors des cours particuliers qu’il donnait jadis aux étudiantes de Berkeley. Son exposé, prononcé devant une foule haletante et essentiellement féminine, s’intitulait « Phénoménologie du coup de glotte dans la fellation danoise » et s’appuyait sur une quête ontologique originale, comme vous allez le constater :

« Pour mon maître Husserl, la phénoménologie prend pour point de départ l'expérience en tant qu'intuition sensible des phénomènes afin d'essayer d'en extraire les dispositions essentielles des expériences, ainsi que l'essence de ce dont on fait l'expérience.

Prenant au mot le grand homme, je me suis attaché depuis plus de trente ans à explorer la sensibilité d’une partie remarquable de mon anatomie, afin d’en faire extraire sans relâche par de jeunes et jolies doctorantes mon essence la plus intime et la plus savoureuse.

Vous l’aurez compris, sous mon magistère, ces chercheuses enthousiastes en sciences humaines donnent un baiser au grand chauve, jouent de la flûte enchantée, descendent au barbu, remontent la grande échelle du chef de la police et moi, je fournis le dentifrice… En un mot comme en cent, la pipe, la fellation, le pompier, voici la voie absolue de la connaissance du Moi profond !

De tout temps, la fellation a été l’objet de débats philosophiques et moraux passionnés. Questionné pour savoir si Lucy, notre ancêtre pratiquait des paléo-fellations, Yves Coppens répondit «Sûrement. A l’époque, il n’y avait pas d’interdits.»

Dans l’Egypte ancienne, le calumet était bien vu : il faut dire que c’est en le suçant qu’Isis, déesse de la fécondité, redonne la vie à Osiris, dieu des morts. Cléopâtre, quant à elle, aurait un jour gagné le surnom de Cheilon («grosses lèvres») en exerçant ses talents buccaux sur une centaine d’hommes de garde.
Pour leur part, les prostituées phéniciennes aimaient enduire de miel les sexes virils avant de les lécher.

Ce sont les Romains, toujours aussi snobs, qui commencèrent à stigmatiser cette réjouissante pratique, à leur sens héritée des peuplades « barbares » qu’ils ont vaincues : ils inventèrent même le terme « phénicianiser » synonyme de « se laisser pénétrer par la bouche »…

La chrétienté vint très vite pour condamner, elle aussi, cette pratique : au Vème siècle, chez les catholiques irlandais, la fellation est punie de quinze ans de prison au même titre que l’homicide… Des siècles et des siècles d’obscurantisme recouvrirent d’une soutane noire le pauvre Popaul frétillant.

Il fallut le courage de grandes dames pour relancer la recherche existentialiste du thermomètre à moustache, du chinois briqué et du salami turluté. On ne saurait jamais assez remercier France Gall pour « Les Sucettes » et Linda Lovelace pour « Deep Throat » !

C’est grâce à ses pionnières que la philosophie moderne put se réapproprier ce précieux objet de réflexion et de recherche du sens : ma bite !

Car, autant vous le révéler ce soir puisque vous êtes venues en nombre boire la semence de mon Verbe, belles jeunes femmes, je suis le fondateur de l’école de turlute la plus renommée du monde : l’école danoise, que j’ai créée en 1976 à Copenhague, dont les travaux sont entièrement dédiés au COUP DE GLOTTE.

Mon goût de l'étude m'a même amené à épouser une Française, originaire de St Claude. Mais, rassurez-vous belles gazelles, elle n'est pas jalouse.

En vérité je vous le dis, pour libérer l’Homme de l’obscurité de l’ignorance, pour tirer parti jusqu’au bout (c’est le cas de le dire) des enseignements de Ste Linda Lovelace, la glotte doit être agile, musclée et mutine.

D’ailleurs, c’est ce que les grands philosophes ont dit de tout temps, et il m’appartient de révéler au grand jour leur enseignement occulté par la bigoterie et l’hypocrisie !

Pour Platon, « il faut savoir qu'il y a dans chacun de nous deux principes qui nous gouvernent et nous dirigent : l'un est le désir inné de la pipe, l'autre l'idée acquise qu'il faut rechercher la glotte » (Phèdre).
Pour Sénèque, « le vit c'est une pièce de théâtre: ce qui compte ce n'est pas qu'il soit long mais qu'il soit bien avalé » (Lettres à Lucilius).
Pour St Thomas d’Aquin, « l'amour transformant l'amant dans la bouche fait entrer l'amant à l'intérieur de la glotte et vice versa » (Commentaire du IIIe Livre des Sentences).
Enfin, pour Bergson, « la vie apparaît comme un courant qui va des testicules à la glotte par l'intermédiaire d'un organisme développé » (L'Évolution créatrice).

Des cassettes vidéo, des DVD et des disques Blue-Ray seront en vente après la conférence, illustrant les leçons de ces grands penseurs. J’accepte les chèques et les cartes bleues. Et je suis disposé à rendre la monnaie en liquide… »

C’est un grand honneur pour notre pays d’accueillir des hommes à l’esprit si universel. Pour la peine, je lui ai acheté un DVD. Celui qui s’intitule « Epictète-moi le gros poupon ». La conférencière a l’air passionné…

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27 février 2009

Rigueur et discipline des policiers d'Amsterdam

Écrit par Trollux

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Bonjour.

Aujourd’hui nous verrons un sujet passionnant étudié il y a peu par notre département d’oxymorique : La police d’Amsterdam et sa discipline

Où trouver le sujet de notre étude ?
Amsterdam est assez facile à trouver. Pour nos amis belges, foncez dans la gare SNCB la plus proche, achetez-y un ticket « B-Excursions : Amsterdam » et montez dans un train. Quand on vous dit de descendre, obtempérez et regardez autour de vous. Si vous voyez un panneau « Amsterdam Centraal », sortez de la gare, et marchez tout droit. Quand ça sent la grillade et les filles faciles, vous êtes arrivés à destination. Si vous ne voyez pas ce panneau, remontez dans un train et espérez, normalement vous arriverez un jour.
Pour nos amis français, prenez votre voiture direction la Belgique, et continuez tout droit. Quand ça sent la grillade et les filles faciles, vous êtes arrivés à destination.

Description de son milieu
Amsterdam est la capitale historique et culturelle d’un pays essentiellement peuplé d’agriculteurs. (1) Pour écouler leur production ces agriculteurs ont développé un centre touristique, remplis de musées et de magasins en tout genre. (2)
Parmi tous ces établissements, deux types de pièges à touristes peuvent être repérés.
Les coffees-shops * : Dans ces établissements, vous entrez, demandez un truc au nom anglais au comptoir, et montez à l’étage faire un barbecue. (4) Selon ce que nous avons entendu dire, les clients y consommeraient de la drogue, bien qu’aucun fait tangible n’étaye cette hypothèse.
*Les bars de détente
: Ici, le client entre, parle un peu et puis subit une torture ignoble qui le fait souvent hurler. (5) Toujours selon la rumeur, les clients s’adonneraient ici à des actes sexuels, mais je vous assure que les cris entendus n’avaient rien à voir avec la simple pérennité de l’espèce.
La popularité de ces endroits a apporté énormément de changements dans la ville ; Une foule de touristes aux yeux rouges s’y promènent. Les magasins de souvenirs font tous l’éloge de la drogue légale et du sexe vénal. Et des deux établissement, plus fréquentés que les musées, des tas de gens ressortent le sourire aux lèvres et l’air hagard.
Un sage homme a d’ailleurs déclaré : « Amsterdam ? Une ville de putes et de camés, pire que la fête de l’Huma ! »… Vous le voyez, la ville a bien changé depuis qu’un belge postillonneur chantait les marins qui boivent et qui boivent, et qui reboivent encore du port d’Amsterdam. (6)

Présentation du sujet
Dans cette ville de putes et de camés, il fallait bien un service d’ordre. Une bande d’idiots suicidaires aimant les combats perdus d’avances. Des mecs aussi motivés qu’un puceau lors d’un slow, et aussi tenaces qu’un Samuel Vimaire.
Et bien… Ya rien de tout ça !
Le seul service d’ordre de la ville est un commissariat de police tout ce qu’il y a de plus normal. Avec des agents normaux, des inspecteurs normaux, et un chef normal.
Comment survivre donc ? Comment ne pas sombrer dans la folie ?
Voila les questions auxquelles je tenterai de répondre. Tout ce qui précède n’était qu’une stupide introduction plus qu’inutile et passablement pénible. (8)

De la méthode
Pour enquêter sur la police d’Amsterdam, notre méthode aura été simple mais efficace : Analyser les déjections pour savoir comment l’animal se comporte.
N’imaginez pas notre équipe fouillant dans les poubelles ou dans les fosses sceptiques. Nous sommes des scientifiques après tout ! En guise de déjection, nous avons une des communications émises par le commissariat et destinés aux touristes. Ce texte est publié par la police du District et se trouve dans un fascicule sobrement intitulé : Visitors Guide, Amsterdam 2008

Résultats
Après analyse, ce texte nous a montré que les policiers Amsterdamois (9) avaient développé une discipline drastique en réaction au milieu auquel ils sont confrontés. Aucun excès n’est toléré, leur sévérité est incroyable…
Pour éclairer notre conclusion, voici plusieurs extraits du fameux fascicule, à la section « Police and Safety ». (10)
Dans une ville remplie de bars, et de magasins d’alcool, il fallait préciser le comportement attendu. « Trop d’alcool cause souvent des comportements irresponsables et enfantins, comme se mettre nu en public, et sauter dans les canaux. Les gens du coin n’aiment pas ça, ne le faites pas. » Et puis, être saoul ça n’apporte que des problèmes : « Tu peux être la cible facile des pickpockets et des braqueurs, ou pire : tu peux tomber sur nous ! »
Bien sur, quand on est saouls et qu’on est vraiment des gros cochons, on peut aussi uriner en public. Pour la police, ça mérite une section complète dont voici un extrait : « Une sale habitude, toujours commise par des hommes. » Et là, je m’insurge. En plus d’être sévère, la police d’Amsterdam serait-elle aussi sexiste ?! Si ils pensent que les femmes ne pissent jamais en public, j’ai bien une ou deux amies à leur présenter !
Passons aux prostituées… Et là, je crois qu’on est dans le meilleur morceau : « Si tu rends visite à une des femmes, on veut te prévenir : C’est pas toutes des femmes ! » Merde, s’ils nous préviennent où passe la joie du client qui déshabille sa femme du soir, et qui se demande ce que sa culotte va bien pouvoir cacher, comme un enfant qui ouvre un œuf Kinder ?! « Si tu as des problèmes avec une femme ou un mac, n’hésite pas à venir nous voir. On sait pourquoi t’es là, et, crois moi, tu auras du mal à nous surprendre ! »
Quant aux drogues, après nous avoir expliqué que c’est mal et que c’est illégal il nous préviennent quand même que « c’est pas toujours de la drogue, parfois de la poudre à lessiver, du sucre, de la mort au rats, ou encore des tablettes de vitamine C… » et que si on est malade parce qu’on en a trop pris, il faut boire de l’eau et du sucre… Faut pas non plus en prendre près des gens, tout le monde n’aime pas l’odeur des joints.

Oui, bon.
Peut-être est-ce ma tisane, ou la fatigue, mais franchement, ils sont pas si sévères que ça les policiers là-bas…

Conclusion
Selon mon grand-père, c’est bien de savoir parler des heures, mais faut savoir conclure… Bien que je pense qu’il parlait d’un tout autre sujet… Soit. J’ai pas envie de conclure !
Alors, pour faire comme si, je vous renvoie vers « La fille du coupeur de joint » d’H.F. Thiéfiaine qui parle à peu près du même sujet, et que vous trouverez facilement dans toutes vos bonnes playlists.

(1) Tulipes et ganja, principalement.
(2) Par exemple, sur une rue de 5 kilomètres, vous pourrez trouver 5 Mac Donalds, 3 Burger King, 4 H et M, 5 C et A, 9 magasins de téléphonie mobile, 17 magasins de chaussures, et 28 magasins de souvenirs. (3)
(3) Tous ces chiffres sont rigoureusement authentiques.
(4) Afin de ne pas perturber la faune locale, nos scientifiques sont restés à l’extérieur, en observation non-participante. Ils sont formels, on peut entendre les clients commander des trucs au nom anglais au comptoir, et sentir l’odeur des barbecues qu’ils font à l’étage. Le seul observateur que nous avons envoyé explorer l’endroit incognito nous a tenu un babil incompréhensible dans lequel « Hihihihihi » tenait une grande place.
(5) Afin de ne pas perturber la faune locale, nos scientifiques sont , ici aussi, restés à l’extérieur, en observation non-participante. Ils sont formels, on peut entendre les clients parler un peu et surtout crier beaucoup. Le seul observateur que nous avons envoyé explorer l’endroit incognito nous a tenu un babil incompréhensible dans lequel « Mmmmmmmh ? » tenait une grande place.
(6) « Dans le port d’Amsterdam, ya des crétins qui fument, et qui fument, et qui refument encore ! » serait plus d’actualité. (7)
(7) Vous m’excuserez pour la note (6), je n’ai vraiment pas résisté !
(8) Vous m’excuserez aussi pour mon emportement lors de la rédaction des phrases précédentes.
(9) Amsterdamais, Amsterdamiens, Amsterdamenkusch, …
(10) Note de l’auteur : Ce seul texte justifie l’écriture de cette propa, j’ai hésité à vous le taper comme ça, mais on peut pas copier-coller… Dommage, il vaut de l’or et mérite une propa à lui tout seul. Et en plus, ça vous aurait évité de subir cette immonde propa et tout mon barratin… La partie amusante arrive maintenant, donc.

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26 février 2009

Institutions d’aristocratie de masse

Écrit par Freiheit

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Vous tous rêvez des fastes de notre cercle très fermé communément appelé aristocratie. Je vous comprends, moi-même, si j’avais appartenu à la populace (Dieu m’en préserve) j’aspirerais à être ce que je suis : l’apothéose de l’évolution humaine. Cependant, il est de mon devoir de vous brosser l’envers du décor car dans le monde de la particule, tout n’est pas d’or, surtout ces derniers jours, où la rébellion insolente des pécores s’intensifie dans les rues.

Devant une tâche aussi importante et avantageuse, les prétendants se doivent de répondre à des critères très précis et, dans le but de permettre aux bien-nés de les atteindre, cette microsociété qu’est la notre a du se doter d’appareillage institutionnelles. C’est ainsi que le Directoire DE La Haute de La Venèrière, en charge de l’optimisation de notre hégémonie oligarchique menacée par la montée en puissance des marauds, rassembla nos plus grands oisifs. Cette réunion nous permettra sans aucun doute possible, de rassoir notre totale suprématie sur ces infâmes pauvres.

Dans un but pédagogique, l’Ecole DE la haute de Monttabouret a pour mission d’inculquer les préceptes de base pour la survie de notre civilisation tels que l’art de contempler les pauvres travailler sans transpirer, s’exprimer dans une langue compréhensible de nous seuls et le maniement des armes légères afin d’opérer la sélection naturelle au sein des inférieures. Voici donc nos jeunes seigneurs « en rang », vous rendez vous compte ? En lieu et place de maître d’arme personnel, les voilà contraints de se ranger comme un rang d’oignons à l’instar des ces merdieusards. Dans quelle époque vivons-nous, je vous le demande ?

Une fois ces bases acquises, le jeune noble se doit d’apprendre par cœur l’histoire de sa famille et les traditions inhérentes au sein du Centre d’éducation DE l’aristocratie de la Villipandière. Cette institution a aussi pour but d’assimiler la dissimulation de hontes familiales et de batard consanguins afin de pouvoir honorer la gueuse en toute quiétude. Sans oublier l’Institution DES Nobles Arts De La Tapinoise visant à former nos esprits au seul métier seyant à notre nature mirifique.
Une fois sortie du cursus d’apprentissage, la plupart des nôtres sont prêt à se lancer dans une vie palpitante à l’abri des pécores. Toutefois, il arrive que cela ne soit pas suffisant. Pour cette raison, le Haut duché DE l’élévation aristocratique Du Monattirail a été mandaté pour instaurer l’Agence Nationale DE l’inemploi De la Michaudière. En effet, de nombreux Sang bleu firent honte à leurs ancêtres en exerçant une activité rémunérée au milieu de la populace et de son entière vulgarité.

Vous compatissez bien évident avec ses pauvres jeunes aristocrates qui dès le plus jeune âge se voient contraint d’user le fond de leur pantalon à pince et les coudes de leur Blazer sur les bancs en acajou de classe surpeuplé de10 futurs nobles uniquement pour tenir tête aux utopiques velléités égalitaires des miséreux. Nous nous retrouvons acculés aux pires extrémités afin de faire face aux marées rouges qui tentent de nous abolir. Même si nous sommes réduits à nous regrouper et à faire front commun, nous savons que cela n’est que temporaire, et bientôt, nous pourrons recommencer à débaucher les gueuses et les épouses de nos voisins.

L’honneur et la pérennité de notre statut fut sauvé et nous pûmes reprendre l’asservissement des marauds en les faisant travailler dans nos Coopératives Ducales DE campagne De L’abriboisé et dans les Établissements DU Bien être noble De Catharsis. Ces deux fleurons dans l’institution aristocratique nous octroient une façade d’intégration parmi les inférieurs et les honorer en les permettant de nous côtoyer.

Vous aussi vous voulez donner un sens à votre vie ?
Vous rendre utile en aidant des personnalités importantes ?
Œuvrer au bien être de l’élite de notre pays ?
Contactez le Centre DE l’Information et DU Recrutement Des Asservis De la Taupinadière.

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25 février 2009

Orchopercussion

Écrit par Monsanto

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Le terme Orchopercussion vient du grec "orchis", qui sigNIfie "testicules" et "percussion", qui signifie "percussion". Non, c'est vrai, l'étymologie de "percussion", je m'en bas les couilles.

Ainsi, orchidée veut probablement dire Testicule en forme de dé. Mais attention aux faux amis, le mot orchestre ne veut pas dire "être couille" mais serait issu du grec Danser, puisqu' orchestre désignait apparemment à l'époque l'espace du théâtre des grecs où le "chœur" faisait ses évolutions.

De la danse aux percussions, il n'y a qu'un frétillant pas franchi tout de suite pour la suite de l'exposé.

L'orchopercussion en musique (attention au rythme) :

L'orchopercussion est un phénomène où la France du Ghetto est fort bien représentée :
de nombreux autistes du rap français se partagent des titres évocateurs comme "On s'en bat les couilles" ou encore le très direct "J'm'en bas les couilles."

Dans le haut du tableau d'orchopercussion vocale française on retrouve le fabuleux groupe TLF qui s'en bat les couilles trente quatre fois en quatre minutes dix-sept, suivi de très très près par Morsay, trente et une fois en trois minutes vingt-huit, devançant La Fouine qui lui, ne s'orchopercute vocalement que seulement vingt trois fois en quatre minutes et huit secondes (la honte).

Notons aussi un homonyme américain, direct import from Texas, nommé DJ Wak Da Sak (DJ -Jmanbalékouy).

Pour clore ce chapitre d'orchopercussion musicale et pour en dresser une liste exhaustive, il faut parler de l'album des sex bidochons "On s'en bat les couilles" (ici : http://www.deezer.com/#music/album/42820)


Méthodologie ou mise en pratique :

De nombreuses personnes, étonnement le plus souvent de sexe masculin (excepté Amanda Lear ¹), nous ont ouvertes les portes de leurs testicules, et ont bien voulu raconter leur chemin de vie personnel de l'orchopercussion.

a. Le tapotage : l'utilisateur donne de légères tapes sur ses Orches Attributs, par la gauche ou la droite selon la préférence de la personne , plusieurs fois, de plus en plus vite jusqu'à trouver un rythme balancier de croisière, il est ensuite possible d'enchaîner sur le mouvement suivant.

b. La danse : La personne écarte les jambes à environ un mètre d'écart l'une de l'autre. Ensuite, tout est dans le bassin : un mouvement évocateur de va-et-vient en avant, et c'est le paquet entier qui remue! Le maître de cette école est sans conteste Rowan Atkinson depuis cette scène mythique et tellement trop courte, dans le film Johnny English (ici : http://www.youtube.com/watch?v=puE9Rt-x_Aw)

c. Le Qui-veut-gagner-des-millions. Utilisation ponctuelle des jokers dans cette méthode. Le 50/50 : battre une seule couille. L'aide du public : peu recommandée, interdite dans de nombreux pays, consiste à faire une file indienne de Badauds, ils vous frappent vos Orches tour à tour. Il est conseillé de plutôt faire Appel à un ami, qui pourra au choix vous guider dans l'orchopraxie par téléphone, ou se déplacer jusqu'à votre domicile pour un Echange de Battage De Couilles.

d. La version la plus commune et ô combien française consiste à user de l'orchopercussion vocale : c'est à dire utiliser l'image des testicules flottants, sans pour autant mettre en action le phénomène.

e. Voici un jeu très instructif de mise en pratique:
http://www.thedoghouse.co.uk/interactive/wakthesak/default.asp

Les variantes :

Changer des mots dans l'expression "S'en battre les couilles" constitue une discipline à part entière, enregistrée en tant qu'association 1901 à but non lucrative, nommée Ouvroir d'Orchopercussion Potentielle (OuOrPo). Leur président tient à faire ces quelques précisions:

Le verbe Battre peut, pour mettre un peu de piquant dans le quotidien morne des utilisateurs, être remplacé par moultes autres, dont voici une liste non exhaustive : Cirer, Taper, Quicher, Tamponner, Secouer, Frapper.

Le mot couille est dans certains cercles sociaux remplacés par d'autres termes tels les Steaks, les Kiwis, les Roustons, les Glamiches et autres Coquillettes. Vous noterez cependant que l'usage d'un autre mot que Couille dénature l'interjection et lui fait perdre un peu de sa saveur.

Suite à un concours paru dans télé Z, voici les deux plus belles expressions envoyées par les lecteurs, sélectionnées par un jury de professionnels :

- Je m'en mouillette les glamiches dans de la gelée royale.

Devance légèrement dans les votes du public le désormais non moins célèbre :

- Je m'en quiche les bergougnoux.

Une constante évolution de l'orchopercussion : l'apport intellectuel des clous.

L'apport des clous dans l'expression de l'orchopercussion a un impact important. Ils induisent un renforcement de sens, et accentuent de façon dramatique le phénomène, ainsi que le prouve l'exemple ci dessous :

" Je m'en tape les couilles contre une planche à clous. " Nicolas S, à la sortie du salon de l'agriculture de Paris, 2008.

D'après une étude très sérieuse de l'Institut National des Sondages des Couilles Françaises, n'importe quel matériau ou objet peut être utilisé avec l'expression sus-citée : banane à clous, sac poubelle à clous, panier à clous, chaussette à clous, ainsi, l'on peut aisément dire "Je m'en tape les couilles avec un gnou à clous", il est probable que la société dans laquelle vous serez entrain de briller sera émerveillée par ce trait d'esprit à la fois fin, délicat, et tellement de bon goût.

L'apport des coucougnettes (pâtisseries)

Voici une recette trouvée dans un vieux grimoire avec ces merveilleuses gâteries :

200 grammes de coucougnettes de belle taille
Un batteur électrique
Du chocolat blanc
Trois plumes de corbeau

Émincer les plumes de corbeau avec les dents. Ajouter le chocolat blanc, qu'on aura au préalable fait fondre dans une marmite Belge. Incorporer les coucougnettes dites « de belle taille », grossièrement hachées au couteau. Battre le tout pendant six minutes. Verser la préparation dans un moule adéquat, réserver au frais.
Voilà, de magnifiques Coucougnettes Battues ! Et pour pas cher !

¹ Pardon.

Posté par cacopedie à 15:43 - Département de tétrapilectomie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2009

Cours de microscopie sidérale

Écrit par Eviljoss

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"L'univers c'est grand mais peut-être pas tant que ça"- Kevin Meunier Tudor.

Il est une théorie selon laquelle le monde s'est créée, comme ça, de nulle part. Dans ce nouvel espace, une gerbe orgasmique de matière amorphe se mit à croître.

Tout comme l'espace et le temps la matière est relative. Elle est également soumise aux lois naturelles de gravité et de l’harmonica. Sans cette dernière, les particules élémentaires ne seraient pas de la même taille, elles ne pourraient donc constituer quoi que ce soit. Un peu comme si LEGO n'avait pas standardisé les petits plots qui trônent au dessus de chacune de ses pièces.

Si l'univers a pris soin d'harmoniser ses testicules, quelles sont nos chances de pouvoir un jour observer une galaxie de la taille de la place Vendôme? Bien réduites malheureusement. Il faudrait pour cela qu'une quantité adéquate de matière se soient isolée de manière à échapper à la loi d'harmonie. En admettant le fait que cette exception se soit produite dans notre univers, quelles seraient les chances de pouvoir l'observer?
Dans la mesure où les faux thons sont des particules si elles sont de tailles différentes de celles observables par l'homme et ses appareils, c'est impossible. Vous pourriez avoir une galaxie dans votre salle de bain sans pouvoir vous en rendre compte.

La relativité de la matière a toutefois une autre application qui respecte la loi d'harmonie. En effet l'homme, dans sa quête effrénée de dissection, ne vient toujours pas à bout des éléments les plus petits connus à ce jour (théoriquement connus). Les composés des particules subatomiques sont, ou plutôt étaient, de la matière amorphe qui ne se limitant pas à leurs cancans vont se subdiviser pour former leur propre univers en expansion. Ceci étant valable pour chaque particule de notre univers et pour chaque particule de chaque particule: il y a du potentiel pour la prochaine nouvelle star. On peut donc légitimement se poser cette question: Notre univers est-il un composé d'une particule élémentaire?
Comme on se pose celle-ci: y a t-il encore une poupée gonflable plus petite dans celle-ci et une plus grosse oubliée dans le grenier de ma grand mère?

Si l'étude de la microscopie sidérale ne laisse rien présager de bon en se qui concerne l'observation du phénomène, la simple fission anale, dont les conséquences sur les composés des particules élémentaires sont passées sous silence, soulève désormais une remise en question éthique de cette pratique. Laisserons-nous encore des univers entiers se faire détruire pour notre confort?

Posté par cacopedie à 15:40 - Département d’oximorique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2009

L'océanographie tibétaine

Écrit par Faust

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A 4200 mètres d’altitude, le vent glacial fait claquer les drapeaux colorés fixés aux poteaux du monastère.
Un groupe de petits moines chauves se dirige lentement dans les couloirs mal éclairés, aux relents lourds de riz et d’encens. Un encens brûlant depuis tant d’années que sa fumée doit être poussé avec un balai…

La pièce centrale du monastère de la province de Ganzu sert d’ordinaire aux cérémonies religieuses. Mais ce matin, les moines rassemblés autour du grand Maître étaient en proie à une agitation palpable.

- Un peu de silence je vous prie. Allons, mes enfants. Chut ! Hé, silence, j’ai dit !
…Bon vous allez fermer vos gueules oui ?!

Guide spirituel de la petite communauté de Gzeng Du, le grand Maître Lopsang Rimpoché Robert était un moine fort apprécié, grand connaisseur des rites sacrés, excellent dessinateur de mandalas. Mais un piètre orateur, il fallait en convenir…

- Cette réunion a été demandée par Lopsang Kevin. Qu’il approche et expose ses doléances.

Une forêt de crânes lisses s’agita tandis qu’un petit moine replet, aux lunettes à écailles fendait la foule couleur safran.

- Grand Maître. Moines du monastère Gzeng Du. Je prends la parole aujourd’hui afin d’attirer votre attention sur la situation alarmante que connaît notre peuple. Vous n’êtes pas sans savoir que les chinois nous foutent sur la gueule depuis des centaines d’années, que ce qui faisait notre particularité, c'est-à-dire les gardiens de la spiritualité bouddhiste a été récupéré par un grand nombre de peuples et de stars de cinéma et que, bientôt, nous risquons de nous retrouver au placard, vestige vieillot d’une gloire passée, comme les pogs et Francis Lalanne…

Le murmure qui s’élevait, ponctuant le discours du petit moine, atteint son paroxysme à l’annonce de ces derniers mots.
C’était vrai pour Lalanne, mais les pogs merde ! C’était le jeu préféré des petits moines…

- Tout ceci, Lopsang Kevin, nous le savons. Mais que veux-tu faire ? On est pacifiste depuis des centaines d’années. Alors, se rebeller contre les chinois, ok mais va falloir plus qu’une marche de protestation silencieuse dans les rues de Pékin pour les impressionner…
L’année dernière déjà, on avait tenté un truc. Tu te rappelles ? Une douzaine de moines avaient retenu leur respiration jusqu’à ce que le Dalaï Lama nous soit rendu.

- Grand Maître, si nous voulons être entendu et considéré comme une puissance à part entière, il nous faut revoir nos domaines de compétences. La spiritualité est en perte de vitesse. OSONS LES SCIENCES !

-Les sciences ?? Encore ? Dois-je te rappeler, Lopsang Kevin, tes expériences désastreuses d’amener la technologie ? Rappelles-toi ta fameuse machine automatique à traire les yacks…

- Ben avouez Grand Maître, qu’elle nous a pas mal facilité la vie…
- Mouais, m’enfin c’est quand même à cause d’elle que Lopsang Jean-Patrick a quitté la communauté, mutilé et traumatisé.
- C’est sa faute aussi, aller pisser de nuit dans l’enclos, c’était pas très malin…

- Admettons, soupira Lopsang Rimpoché Robert. Alors que proposes-tu ?
- J’ai établi une liste de domaines scientifiques que nous pourrions explorer. Au hasard, les mathématiques quantiques, la géométrie non euclidienne, l’océanographie, la mammographie…

- La mammographie ?? C’est quoi ça ?
-Euh, j’avoue ne pas trop savoir mais je pense que ça a un rapport avec les mammifères…Sinon, il y a aussi la gastronomie. C’est la science qui étudie les désordres intestinaux.

- Tout ça c’est très bien, mais on en foutrait quoi ensuite ?
- Mais Grand Maître, imaginez un domaine scientifique où nous serions à la pointe des recherches. Une maîtrise complète d’une science et de ses applications nous rendrait indispensable aux yeux des autres pays en plein essor technologique !

- Lopsang Kevin, ici c’est le Tibet, pas la Sillicon Valley… Dans un rayon de mille kilomètres, il n’y a que des montagnes, des lacs et des femmes à moustaches…

- Justement Grand Maître. Des lacs, ça peut s’explorer, se comprendre, s’analyser. Imaginez ce que peut déceler le fond d’un lac comme le Lac des Bols Flottants ?
- Des bols qui ne savaient pas nager ?

Lopsang Kevin triturait nerveusement sa liste griffonnée, à court d’arguments.

-Je ne sais pas trop Lopsang Kevin. Sur le fond tu as raison. Mais cela me semble difficilement applicable. Y’a-t-il d’autres moines d’accord avec le projet de Lopsang Kevin ?

Un apprenti moine élancé et sec comme un pruneau se leva, agitant son bonnet.
- Grand Maître, je trouve l’idée de mon confrère excellente. L’étude des fonds marins me semble très pertinente. Et même si je ne suis ici que de passage, ce serait un honneur pour moi d’y participer.

- Bon, ben pourquoi pas. Ca ne coûte rien d’essayer…
Lopsang Kevin, tu as mon accord. Désormais nous allons étudier l’océanographie. Et pour t’épauler dans tes recherches, tu auras…euh c’est quoi votre nom déjà ?

- Lopsang Jacques-Yves Cousteau, Grand Maître.

Posté par cacopedie à 15:39 - Département d’oximorique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 février 2009

Encéphalalotomie hydraulique

Écrit par Doc

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De la réunion vient l'ennui.

De l'ennui vient l'idée.

De la réunion vient le brainstorming.

Sur ce sophisme alambiqué le sujet vous saute aux yeux :
Encéphalmachin hydrautruc+réunion+ennui+brainbidul = MAL DE CRANE.
Eh bien non, enfin si, mais après.

Semen Korsakoff(1), russe de son état, Arnold Pick(2), républicain tchèque au moment de sa vie, Carl Wernicke(3), Polonais de naissance et George Huntington(4), américain par dépit, n'ont rien à voir l'un avec l'autre de prime abord vous me direz. Placés dans une guerre froide ils auraient pu paraître amusant, comme étant le triumvirat à la tête d'une organisation secrète de scientifiques mais premièrement, ils étaient quatre, deuxièmement pas trois, troisièmement pas deux, et quatrièmement, ils n'ont jamais eu la grande occasion de voir le monde se battre froidement à coup d'image de missile, de photo satellitaire et de " c'est celui qui dit qui y est". Puis faut l'avouer ils ont des noms de scientifique. D'ailleurs, vous verriez leurs tronches...

Dans un manque de reconnaissance et un besoin d'une gloire macabrement éternelle et morbide ils ont décidé à leur époque respective de donner leur nom à leur génialissime découverte. Ils ont ainsi dévoilé au monde quatre maladie neurologiques dégénératrices, oui oui madame ils étaient balèzes.

Dans une hypothétique réunion de ces quatre éminents médecins, imaginée par un amateur dépressif et alcoolique devant un énième épisode du Dr [M]aison, un génie méconnu et méconnaissable après un triste accident de lacet, a établi une thèse non moins importante que le sujet qu'elle soulevait.
En effet, ce génie du canapé assassiné par une converse lors d'un séjour en Papouasie du sud alors qu'il avait oublié sa serviette, a soulevé, en imaginant nos quatre compères en pleine discussion divine, une partie de la réponse à la grande question :

" Chérie on fait l'amour
- Nan...j'ai mal au crane"

Après maintes recherches, il s'est avéré que cette impossible réunion n'aurait rien donné, mais bon ce fan du médecin boîteux semblait en avoir sous la caboche.
Il a produit un schéma sur les traits du Petit Prince de Bel air de St Je-sais-pas-piloter-et-je-m-écrase-en-mer-alors-que-j-écris-des-livres et du fameux dessin "dessine-moi des vogons" et a ainsi expliqué clairement au monde sa théorie :

"La femme, oui cette étrange créature au long court, n'est victime que d'elle même. En effet, tel l'Orangina inversé, si vous ne secouez pas, la pulpe elle ne déborde pas.
Par un schéma simple mais que la décence ne me permet pas de montrer, et aussi la flemme de retrouver ce bordel de dessin dans un bureau rangé comme le sac de mimi, notre amie verticalement concentrée, le génie méconnu nous montrait que la pression exercée par un volume de cyprine ma copine trop important et pas assez aéré pouvait noyer les synapses et humidifier les neurones et ainsi provoquer un mal de crâne, le symptôme majeur de l'Encéphalalotomie hydraulique.

La cyprine s'approchant de l'état H2O après décantation dans le cervelet.

Un cercle vicieux en tout sens, car le manque de promotion canapé provoquant les céphalées, ou mo'd'têt' pour les incultes, empêche la possibilité d'une promotion canapé.
D'où le bleu des yeux des blondes, qui n'ayant pas de neurones n'auront jamais mal à la tête et pourront ne répondre que positivement à la demande poétiquement correcte " On baise ? " mais gardant, à cause d'une histoire de chromosome, un taux relativement élevé dans leur corps qu’elles s’évertueront à vider inutilement toute leur vie.

La cyprine n'étant que l'inverse du vin et des cigares, l'âge n'en fait pas le goût, mais comme le coca, plus y'a de pression moins y'a de bulle, mais plus la bouteille a mal, plus elle déteste d'être ouverte..."

Des théoriciens planchent toujours sur la fin de la thèse si mystérieuse, mais cette découverte sera nommée comme l'aurait voulu son inventeur, La Pression De [M]aison.

Conclusion : L'eau ça donne mal au crâne.

=================================================

(1) - http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Korsakoff
(2) - http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Pick
(3) - http://fr.wikipedia.org/wiki/Enc%C3%A9phalopathie_de_Wernicke
(4) - http://fr.wikipedia.org/wiki/Chor%C3%A9e_de_Huntington

Posté par cacopedie à 15:35 - Département de byzantinologisme - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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